Nous remplissons divers rôles suivant les fonctions que nous occupons dans la vie quotidienne. Au travail, au sein de la famille, d'associations et dans la société, nous disposons de multiples facettes pour répondre à ces rôles.
Mais qu'en est-il de notre identité propre? Se définit-elle dans et par cette diversité du soi?
J'ai tenté d'apporter des réponses à ces questions . Des portraits où chaque sujet présente plusieurs visages de sa personnalité. Aucun n'est identique et pour cause. C'est ce qui nous détermine comme différent de l'autre. Une singularité de soi parce qu'il est essentiel d'être identifié comme un individu à part entière avec ses particularités. En même temps, chaque personne exprime sa complexité individuelle en nous proposons de multiples choix d'être définissant son soi et son rapport au monde d'une manière toute personnelle.
Lorsque l'on pénètre dans cet espace, une drôle de sensation nous envahit. C'est une école vide, un préau déserté, une cour abandonnée.
Pourtant le temps d'une après-midi, les enfants réinvestissent le lieu.
Ils imaginent, ils crient, ils rient. Le préau résonne, la cour semble reprendre vie.
Peu importe si ce n'est plus une école, s'il ne reste presque rien, elle offre une aire de jeu où tout est possible.
Depuis un an je n'ai cessé de visiter cette maison familiale car brutalement elle s'est révélée incontournable. Ne pas oublier, figer chaque objet, chaque pièce, chaque recoin étaient devenus une absolue nécessité.
J'ai appris à la regarder et l'écouter. Au début les effets personnels rangés et disposés dans toute la maison témoignaient du quotidien vécu par la famille. Puis peu à peu, les objets disparaissaient pour ne laisser que du vide. Il n'était qu'apparence car elle pouvait alors raconter son histoire. A chacune de mes venues je m'interrogeais sur ce qu'elle me dévoilerait. Pourtant je connaissais cette maison, je savais qui elle était ou du moins je pensais le savoir. Jai réalisé que je n'en faisais jamais le tour complet. A chaque fois, elle ouvrait un nouveau chapitre. Comme si elle livrait un peu plus ses secrets. Cela me poussait à m'interroger sur son identité et les messages qu'elle me transmettait. Et puis une évidence, je m'imprégnais d'elle pour comprendre ma genèse.
Cette maison est le symbole d'un socle structurant. Lorsque l'on entre un sentiment de quiétude et de force vous envahissent. Il y règne une atmosphère douce déployée par la lumière qui ondule sur ses murs tordus et ce sol non plane. Construite il y a un siècle, elle fait corps avec sa terre natale. On se plait à y rester silencieux oubliant les heures. Au dehors, les grands espaces vous laissent libres de tout mouvement et de toute pensée. Le grand saule comme le petit étang parlent en alexandrin emportant l'esprit dans un monde poétique où le rêve est permis. Elle est un havre de paix rythmé par les saisons.
Ce travail est dénué de toute trace trop personnelle pour laisser à l'autre le libre choix de faire appel à sa mémoire oubliée. Il ne s'agit pas de parler d'elle avec mélancolie mais de proposer une histoire subjective, des images frontales qui témoignent des empreintes du temps permettant d'en dessiner ses contours. Conserver une certaine distance pour qu'à son tour, le spectateur puisse s'imprégner de ce qui a été et de ce qui pourrait être.
Ce qui sera reste à faire, un deuxième livre contera aux nouvelles générations un récit peut-être différent pour une autre famille. Canazilles Haut les attend patiemment.
Quel est l'impact de l'acte photographique? Comment réagissons-nous face à un objectif, essentiellement lorsque nous n'avons pas l'habitude de celui-ci? Existe t-il une frontière immense entre celui qui déclenche et celui qui est? Que nous dit le sujet photographié de lui, de sa personnalité,? Quelle représentation se fait-il de lui en image? Est-elle décalée par rapport à l'image figée par autrui?
Cette série construite en 2010 a permis d'expérimenter ses questions. Les portraits traduisent une proximité entre celle qui saisit une part de soi en image et celle qui transmet un message.
L'ensemble des sujets ont participé volontairement au projet et la consigne donnée se résumait à exprimer ou tenter d'exprimer plusieurs émotions, propres à soi et son histoire.
Les personnes qui ont participé n'ont pas l'habitude de l'appareil photographique, d'être au centre de l'image. Pourtant, elles témoignent de ce qu'elles sont, ont été et seront.
Aujourd'hui
plus qu'Hier
Entre Toulouse et Montauban, il existe un village, un quartier où plusieurs locataires ont investi les lieux. Elles ne se sont pas concertées pour y être regroupées pourtant, elles vivent la même situation.
Mais qu'est-ce qui les unit?
Hier, un autre temps où leur vie résonnait à deux. Aujourd'hui, veuves où chaque instant compte.
Elles disposent chacune d'une petite entrée fleurie où la pelouse est bien tondue, d'un logement confortable avec toutes les commodités à proximité. Les meubles et photographies de famille ont investi ces appartements, oui mais...
Aujourd'hui plus qu'Hier est venu le temps de la reconstruction: se fixer de nouveaux repères, organiser ses journées, rendre visite à la voisine, participer à de nouvelles activités...
Cela suffit-il à toujours sourire, à ce que le temps paraisse moins long? Qu'est-ce qui aujourd'hui est important dans leur quotidien pour qu'il soit moins pesant?
Lorsque vous les croisez, rien en eux ne vous laisse présager ce dont ils se font le relais. Ils sont comme vous et moi et pourtant ...
Lorsqu'ils enfilent les costumes, leur regard, leur expression deviennent autre. Ils transmettent dans leurs spectacles des valeurs, des coutumes qu'ils partagent avec d'autres .
Ils nous racontent leurs histoires, leurs légendes, leurs croyances, leurs traditions. Chaque danse, chaque vêtement prend sa place. Ils viennent du Sud, de ces Pays où les traditions rythment les fêtes.
Nous assistons aujourd'hui à des modifications parfois importantes ou mineures de l'espace urbain. La société s'interroge et se concentre sur la problématique de l''amélioration de l'habitat, de l'évolution des infrastructures, des aménagements des voiries. ...
Au-delà de ce constat, différents corps de métier oeuvrent pour satisfaire le bien-être de chacun, je dirais même parfois dans des conditions peu communes.
Personne ne se doute, parcequ'il voit un produit fini, un résultat. Il peut choisir à souhait ses produits dans un supermarché sans se poser la question du fonctionnement de la chaîne de conception et de construction. Il s'éclaire, agrémente son habitat pour qu'il soit confortable, choisit son mobilier et s'installe...Oui mais avant...
Qui sont-ils? Comment travaillent-ils?
La Féminité évoque une symbolique associant sensualité, poésie, intimité, séduction. Cette série pose un regard au plus près où l'image peut prendre divers sens.
C'est une invitation où elle vous est dévoilée quelle que soit son âge, sa nationalité, son statut, sa profession, son nom... Percevoir une beauté dans ses formes, ses contrastes, ses voluptes...Juste Elle et Vous... Une rencontre sans artifice.
Expositions
2010- cliché sélectionné par le jury du "Marathon de la Fnac" de Juin 2009 pour exposition au sein du Festival de la Photographie de Toulouse Edition 2010.
2009- sélectionnée à l'appel à projet "Regards de Femme" pour le Festival de la Photographie de Toulouse Edition 2009 "Antinomies".
2009- sélectionnée au concours EDF-Société Française de Photographie "Ma vision du Bazacle"
Edition 2009.
2008-exposition collective "L'oeil actif" à la Maison des Associations de Toulouse avec l'association TeTT-La "Ce monde Végétal".
Collaborations
Novembre-Décembre 2011- Compétence Photo Magazine- Rédacteur en chef Gérald Vidamment- n°25.
Publication
Décembre 2011- Extrait de "Canazilles Haut" dans Focale Alternative Magazine-n°21.
BLOG
http://mademoiselle-elda.over-blog.com
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