Home Des portraits. Et des Hommes. Des flagrants, des flashés. Des surpris, des fâchés ; des souriants, illuminés. Les êtres humains se déclinent en mille visages, dont chacun est la contribution sincère à la mosaïque de l’'Humanité.
Lewis Hine disait que s’il avait pu conter l’'histoire avec des mots, il n’'aurait pas eu besoin de photographier. La photo porte jalousement en elle un secret magique : comment créer une image de soi-même, et la porter publiquement aux yeux du monde.
Les portraits sont des histoires de regards. De l’'autre vers moi, de moi vers l'’autre, l’'appareil photo replié sur lui-même, un œoeil ouvert derrière la lentille, aligné avec le cœoeur, comme Bresson, toujours, pour que l’'amour de la lumière ne soit pas aveugle.
La machine en bandoulière, le chemin se fait sous mes pas et je parcours le monde. Je m’'émerveille. D'’un sourire, d’'une main, d’'un mouvement, d’'une danse.
L'Afrique me déroule son tapis de terre ocre, et le désert me livre ses plus beaux visages. L'Inde et ses couleurs se fondent dans mon noir et blanc, ou se matisse, se pastellise, et me toise d’'une humilité millénaire. Le Brésil, encore, se perd à l'’horizon et emporte avec lui ses mystères. L’'Europe, enfin, se redécouvre dans l'’identité fragmentée d’'une société qui s'’idéalise et s’'automystifie.
Dans le portrait, le photographe n'’a qu’'une quête, bien qu’'inconsciente : tenter de voir, dans les yeux du modèle, sa propre image reflétée. Mais chut ! c’'est un secret.