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Dernier match de lannée pour les Corsaires.Encore beaucoup de monde le long de la touche pour assister à cette rencontre, la dernière de lannée 2011. Nous recevions ce vendredi soir nos homologues de Corneilhan, prénommés les « Atraparo to parès ».« Quéquesavedire » demande le Président à Hervé. Et comme chacun le sait, Hervé, commerçant honnête et travailleur de la Place des Cons à Agde, spécialiste des grandes phrases littéraires, membre de lacadémie des langues anciennes , secrétaire honoraire des Sciences de la Vie et de lAnisette, membre fondateur du Glaçon qui fond dans le verre, analysa la situation, prit deux secondes de réflexion et répondit à notre Président Amiral : « tu nattraperas rien : ».Attends un peu mon ami, va au bout de cette longue et formidable lecture, tu verras que cette dénomination va comme un gant à un de nos Corsaires.Temps agréable, pelouse tendre, ligne absente, poteau toujours en place, lumière habituelle, ballon gonflé aux effluves de la buvette, joueurs rouges prêts, joueurs jaunes prêts. Envoyez la musique. Le sifflet strident de larbitre (ex de la Police Nationale, le sifflet seulement, pas larbitre) fendit la nuit étoilée de Batipaume. Tu rêves, nous aussi.Surpris par la vivacité et les jambes de vingt ans de nos adversaires, nous encaissons deux essais dans les premières minutes de jeu. Il semble que cette année nous entamons nos rencontres de cette manière. Je te vois venir, tu vas nous faire la vanne habituelle du vieux diesel qui a besoin de temps pour chauffer les entrailles de son enveloppe charnelle. Pour une fois tu as raison.On revient au score et même nous passons en tête après quEric transpercera deux fois le rideau défensif suite à une course de soixante mètres. Alain imitera son compère de lattaque, (décidemment ces deux vieux briscards retrouvent leurs jambes de vingt ans), en marquant un essai plein denthousiasme. Nous atteignons la mi-temps sur le score en notre faveur de quatre essais à trois.Tu connais Frankie. Si, non.Mais siiiiiiii. Franky en amerloque, mais si voyons, le spécialiste du Pal, pas du supplice banane, le Pal, Phase Alternating Line, Alternance de phase suivant les lignes, traduction faite par Hervé. Ta télévision en somme, Frankie, le spécialiste de la TNT, pas de la dynamite, décidemment tu le fais exprès. La Télévision Numérique Terrestre, je te le mets en gras pour que tu comprennes. Linstallateur de la téloche, le pro de lécran plat, plat comme ta cervelle. Décidemment tu ne connais personne. Ses deux supportrices préférées étaient là, derrière le grillage GRRRRRRR. Quand Frankie défia les deux derniers défenseurs, ses supportrices se croyaient sur Canal Plus Sport. Frankie, avec un coup de zapette à droite, un coup de zapette à gauche se faufila entre les carcasses des Corneilhanais, et plongea dans len but, il se releva pour se voir sur lécran géant de Navarette, mais la télé était en panne, vu que le réparateur ne peut pas tout faire : jouer, marquer et réparer en même temps. Toujours est-il que si nous regardons à la Maison des Corsaires (ex Club House), les images en grand sur un écran aussi plat que tes neurones, cest bien grâce à lui. Et puis, et puis il y a The man of The match. Traduction dHervé : « Le gonze qui en avait le plus entre les jambes ».A chaque rencontre nous décernons un prix. Ce soir-là, nos invités prirent la décision de nommer le Atraparos To Parès du match (celui qui tombe les ballons, qui ne fait jamais de passe, qui se trompe tout le temps, bref le pire de tous). Ce soir là, Christophe fut désigné : The Man of The Match qui Atrapaos To Parès. Si tu nas pas compris va boire un café chez Hervé il te traduira.Lors de la remise du prix, un objet dune valeur comparable à la montre en plastic de chez Monoprix fut remis à Christophe. Le Vice Président de Corneilhan se fendit dun discours élogieux sur le gagnant du trophée, reprenant tour à tour les fulgurances de notre ami ainsi que ses attitudes et sa gestuelle lors de ce match. Lassemblée présente dut se résoudre à lui faire une standing ovation et confirmer le titre de The Man of The Match qui Atrapaos To Parès. Décerné à Christophe. Ce dernier prit la parole (désolé cest long, mais beaucoup démotion ce soir là, et nous souhaiterions la partager avec toi) et remercia les dirigeants, les joueurs de Corneilhan et ses amis Corsaires.« Mes amis, je dois vous dire que ce soir, je suis le plus heureux du monde. Dans ma vie je nai rien gagné dintéressant ». Gilles, Le Grand, baptisé à labbaye de Conques, son compère, versait une larmette. Christophe reprit son discours en ces mots. « Oui, à lécole, ce que jai gagné ce sont des heures de colle et durant mon apprentissage, pour devenir aujourdhui un chef dentreprise reconnu et respecté jai traversé des périodes difficiles, la concurrence ne te fait jamais de cadeau. Depuis vingt ans là aussi je joue au loto et je nai jamais rien gagné. Je ne vous parle même pas du tiercé car les chevaux, ils ne maiment pas, jen ai peur. Moi, je les aime uniquement en tranches épaisses et bien saignantes dans mon assiette. En revanche ce que jai gagné, cest lamitié des Corsaires, une deuxième famille qui a su mouvrir les bras, mécouter et me respecter pour ce que je suis ». Gilles, Eric, Max et bien dautres, acculés au comptoir, versaient des larmes de crocodile. Ce groupe prit en triomphe Christophe sur ses épaules, brandissant à la foule son précieux trophée. Mais voilà..Le plafond de la Maison des Corsaires ne fait que deux mètres trente de haut et ce qui devait arriver arriva. Christophe, soulevé par ses pairs se prit le plafond en pleine tête ce qui eut pour effet de le rendre KO quelques secondes et sur le choc, il lâcha son trophée qui séclatera en miettes sur le carrelage. Atraparos To Parés lui allait comme un gant. Quant à ses fulgurances et autres postures aérodynamycorugbystiques nous en retiendrons une qui fut très certainement à lorigine de ce trophée.Sur une contre attaque classique des lignes arrières, Christophe, positionné à laile se débarrassera de son vis-à-vis dun raffut dont il a le secret. Aucun défenseur devant lui. cest alors un boulevard qui souvrait à lui. La ligne dessai nétait plus quà une cinquantaine de mètres, cest alors que.Hékékinoufé, dira notre Président Amiral. Au beau milieu du terrain, Christophe, au lieu daller tout droit, vira à quatre vingt dix degrés sur sa gauche, pour courir en direction de la touche, attiré semble- til par le grillage ou une fantomette en nuisette, qui sait. Ses partenaires lalertaient de cris furax et lui sommaient de revenir vers la ligne dessai. Mais la cavalerie légère de Corneilhan revenait sur notre spationaute terrestre pour le plaquer, dans un ultime effort, il se retourna libéra la balle et cette action se finira par un soutien de la troisième ligne Agathoise concluant un essai de toute beauté agrémenté des réactions verbales des supporters présents sur la touche.Toi tu nes pas sympa, tu veux connaître les commentaires des supporters présents en bord de touche ? Tu as payé ton journal dans et comme au poker tu sauras. Mon ami on va te dire ça.Gilles : « Quand il est parti dans tous les sens, on aurait dit un poulet à qui on aurait coupé la tête ».José : « Je pense que son GPS était débranché, il ma semblé perdu durant quelques secondes ».Max : « Jai rien compris, mais cétait étonnant ».Je reconnais que cette lecture est un peu longue comme cette soirée qui sachèvera au petit matin, mais pour conclure je reprendrai une citation de Jean Pierre Rive. « Le Rugby est un sport qui se pratique avec des hommes et un ballon, quand il ny a plus de ballon, il reste les hommes ».
Nos vétérans " Corsaires " du RUGBY OLYMPIQUE AGATHOIS rencontraient Vendredi 30 Septembre leurs homologues Gruissanais des " ANGUIALOUS " (Les petites anguilles) sur leur terrain du stade Navarette. Loin de l'esprit de compétition soufflant en Nouvelle-Zélande, cette rencontre chaleureuse participe au championnat du Monde de la convivialité avec pour seul enjeu le plaisir partagé du dépassement de soi durant deux mi temps de 20 minutes chacune. Depuis vingt ans déjà l'équipe des Corsaires Agathois de plus de 35 ans pratique le " rugby loisir ". D'anciens joueurs de se mêlent à des amateurs passionnés qui n'ont jamais eu l'occasion de toucher aux joies du ballon ovale. Les premiers mettent au service des seconds, expérience et enthousiaste en leur offrant le moyen de pratiquer un sport sans contrainte (puis-qu’exempt de compétition) et en minimisant les risques puisque les placages sont ( à priori ) proscrits :-) Les visiteurs du soir étaient en l'occurrence les " ANGUIALOUS " Grusissanais qui n'avaient manifestement pas volé leur surnom de " Petites anguilles " tant par la vivacité de leur jeu que leur capacité à virevolter jusque derrière les poteaux agathois. Ce n'est pas leur faire offense que de reconnaitre que les agathois auront été dominés en première et seconde mi-temps avant de remporter la troisième haut la main autour d'une macaronade de bonne facture concoctée par Jean Louis MONTELS et de quelques verres échangés au comptoir du Club-House. Pour les curieux soucieux de s'enquérir du score final, je ne suis en mesure que de répondre ce que des spectateurs plus connaisseurs que je ne le suis m'ont répondu sur le banc de touche ....: " Ouhhhh .. Une valise ! une pleine valise mon bon Monsieur ! ”… Où encore plus judicieux mais non sans humour.. " Beaucoup trop à pas assez ! " Les agathois auront évité le " Fanny " consacré au score vierge grâce à Olivier RAYNAUD, joueur de l'équipe Gruissanaise que l'on peut considérer comme néo agathois pour sa présence depuis 2008 en Ville d'Agde en qualité de Journaliste chef d'agence de MIDI LIBRE . Plus connu pour les tacles sans concession qu'il délivre quotidiennement aux acteurs politiques locaux que pour son parcours sportif, Olivier aura réussi la gageure ( avec deux essais à son actif ) d'être le meilleur marqueur du match.
Cest la rentrée..Dis moi, mon Petit Canari, quand tu monteras les trois étages, noublie pas le pack deau et mon sac de sport.Dis-moi mon Petit Oiseau des îles, depuis deux mois, ce sac traîne dans mon coffre, tu risques, à louverture, de rencontrer des effluves, mais comme tu es enrhumée ça va bien se passer.Au fait, mon Petit Oisillon, le cirage se trouve dans le rayon de tes chaussures, et comme je ne veux pas regarder dans tes affaires tu en profiteras mon Oiselet, pour cirer mes pompes. La boue, collée depuis deux mois, devrait tomber facilement.Noublie pas, mon Roitelet, de rajouter cet adoucissant dans la machine à laver car tu sais que ma peau est si fragile.Puis tu sais, mon Petit Passereau, dans le vestiaire, jadore sortir devant mes coéquipiers mon short et chaussettes bien repassés. Alors chauffe le fer ma belle.Enfin, Douceur du bout du monde, je me charge de fermer le sac.Tu crois quon déconne quand on dit ça.. OUI, NON, PEUT ETRE.Tu comprendras Bo Goss que le Corsaires Rugby Club Agathois a rouvert ses portes. Stade Maurice Navarette tous les vendredis soir à partir de 19h30. Notre Président Amiral se fera un plaisir de te parler de son Rugby, de sa planète Ovale, de son ROA. Notre Capitaine, Michel, tencouragera à découvrir ce sport qui te fera voyager vers les hauts plateaux du Languedoc, sur les rives de la Méditerranée et même au Pays de Galles, car cette année nous irons à lArms Park de Cardiff, défier les Diables Rouges. Tu adoreras nos menus diététiques du vendredi soir, même notre Toubib ferme les yeux et tourne la tête quand il voit les doses de cholestérol que nous nous envoyons. Comme tu le sais il y a le bon et le mauvais, nous on a choisi le bon, je parle du cholestérol, banane, pas de notre toubib qui est excellent.Tu rencontreras Hervé, le Caïd du Centre Ville, le roi de la tchatche et des défis. Lolo qui déménage les autos et les gros den face et puis et puis Jeannot A que si tu ne donnes pas la balle, gaffe à tes oreilles. Et tous les autres Corsaires, si sympathiques et adorables.Au fait, ce vendredi, nous accueillons léquipe de Gruissan et dans cette équipe, il y un Monsieur, un Prince, un Prince de lattaque et de lesquive, un Prince du fixer, donner, un Prince du cadrage débordement, un Prince qui na pas de royaume si ce nest que dans nos mémoires et nos vieilles images. Si je te dis que Codorniou sera là, cest que mon sens de linvestigation, tel un journaliste, est légendaire, légendaire, comme toutes les histoires qui jalonnent notre sport qui, je lespère sera le tien prochainement.