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« VALORES // De Valparaiso à Paris »
Performance vidéo satirique / Manuel de survie (45 minutes - 2011)
A son retour du Chili, Clio Simon revisite le dispositif d'une installation vidéo satirique
réalisée et exposée à la Bourse même de Valparaiso ("Valores"). Présente au moment
du retour de la droite chilienne au pouvoir, et du séisme de 2010 elle articule son projet
autour de la question du vol, de la fraude et des valeurs.
Ici ACTUALITE liée : Article de Franck Gaudichaud (Le Monde Diplomatique).
Jeudi 15 septembre 2011 (19h30) :
à I MMANENCE (21 avenue du Maine - 75015 Paris)
Dimanche 06 Novembre 2011 (17h00) : Jeune Création 2011
Au CentQuatre (Salle Écuries, 104 rue d'Aubervilliers / 5 rue Curial- 75019 Paris)
"VALORES // De Valparaiso à Paris" au 104 (Le 06 Nov 2011).
//
« Lecture pour Un Film a venir »
(Durée : 30 min - 2011 - Frce / Chili)
C'est l'histoire d'une traversée, celle de l'écriture d'Un FILM A VENIR. Toute la tragédie de ce Film réside
dans l'absence de personnages, dont les cris sourds nous parviennent tel un murmure chuchoté. À l'image
du Film à venir, rien, la Nada, le désert d'Atacama, le silence du passage des NUAGES dans le ciel, leurs
ombres portées sur le sol où se dessine parfois une faille laissée par un tremblement de terre. La Fiction le
pénètre tout entier.
Réalisation / Bonimenteuse : Clio Simon
Son : Felix Blume
Bribes d'entretiens avec Fabien Locher
JEUDI 06 Octobre 2011 (20h)
6-8 place carrée, 75001 Forum des halles Niveau -3
- APPEL A PARTENARIAT -
" CAMANCHACA // Notes pour un Film à venir" ( CHILI )
Projet filmique à caractère scientifique / documentaire / onirique. .
Auteur / réalisation : Clio Simon
Assistant image : Sergio Nahuel
Ingénieur son : Felix Blume
( Soutenu par la Fondation CREAR (Iquique_Chili) ACTISCE & La Résonance de la toupie ).
TOURNAGE : Décembre à Février 2012.
Réflexion sur l'époque que nous vivons en abordant les questions liées à l'environnement et plus précisément aux « CATASTROPHES », AU CLIMAT ET A LEURS RELATIONS AVEC "LE SAVOIR, LE POUVOIR, LA POLITIQUE" ET LES MEDIAS.
« La catastrophe est avant la rencontre entre un aléas et une vulnérabilité. Il n'existe pas de catastrophe naturelle. Il n'y a que des catastrophes humaines, sociales et politique. Dire qu'une catastrophe est naturelle c'est la dépolitser ! » Fabien Locher
(Fabien Locher m'accompagne dans mes recherches. Il est chargé de recherche au CNRS. Il travaille sur l'histoire de l'environnement, l'histoire des sciences et des techniques et souligne les relations étroites entre « climat, savoir et politique »).
" CAMANCHACA // Notes pour un Film à venir " :
... se frotte aux QUESTIONS DE SOCIETE ET D'ENVIRONNEMENT,
... est un ACTE DE PAROLE,
... est un LIEU DENONCIATION, DE DENONCIATION et DE TRANSMISSION d'OUTILS A SAISIR,
... est un APPEL A SE METTRE EN MOUVEMENT .
J'éprouve la nécessité de faire exister ces // Notes pour un film à venir pour diverses raisons, notamment parce que je ne crois pas en la « forme achevée ». Toute la tragédie de « CAMANCHACA » et de ses « // Notes ... » réside dans l'Absence et le Vide éprouvé, l'aliénation, l'enivrement, ou encore la force que cela peut procurer.
Par ailleurs il me paraît essentiel que l'art échafaude une forme de pensée qui investisse le champ de l'information dans son actualité même. Pour cela il faut alors penser aux moyens pour lui donner un lieu d'énonciation.
Pour recevoir le dossier complet du projet : cliosimon_gmail.com
Images trouvées sur internet
Performance vidéo satirique / Manuel de survie
Auteur / Réalisatrice / Montage : Clio Simon
Mixage Son : Florian Namias
Acteur-Bonimenteur : Quentin Maussang
Contribution à la scénographie : Eden Morfaux
Productions : C.R.A.C. de Valparaiso (Chili) - La Résonance de la Toupie (Frce) & Clio SIMON
Partenaires : Jeune Création 2011 / UNTITLED / Mairie de Paris / Espace dArt Contemporain les Roches
Aides : Paris Jeunes Talents.
Représentations 2011 : (Cf " Actualités 2011 ")
Second volet d'une installation vidéo réalisée et exposée au Chili en 2010, et plus précisément au sein même de la Bourse de Valparaiso, ce lieu emblématique de la finance. Ce travail s'inscrit dans le contexte chilien politique et sismique particulier de 2009/2010. Le geste, l'acte autour duquel il s'articule est le vol.
L'intitulé du projet initial « VALORES », soit « valeurs », est à la fois un pied de nez adressé à la Bourse, mais aussi un vrai questionnement concernant ce que sont nos valeurs.
L'univers théâtral de ce projet a été pensé comme un outil révélateur du contexte actuel, de notre époque dinquiétante étrangeté aux circulations complexes de réseaux financiers. Je mets en scène une dramaturgie de la manipulation, en abordant la question de l'invention et de la mise en place de commerces divers.
Pour la traduction de ce second volet, pas de sous titres. Face aux spectateurs, derrière un pupitre, un homme, c'est le Bonimenteur. Tel un traducteur il a un casque sur les oreilles. Le Bonimenteur permet une lecture des images filmées au Chili. A l'écran les personnages racontent, ils racontent le Chili, il nous racontent. Tous sont liés par un geste, un acte quils ont commis, subit, ou renversé : celui du vol. Le Bonnimenteur ne fait pas que traduire. Sporadiquement il commente, recontextualise, met en dialogue. Il devient un lieu où se contaminent deux espaces-temps, celui du film (Chili) et celui de la représentation (France).
Extrait VIDEO , ici.
INTENTION.pdf
« Faites vos Je »
(25 minutes - 2009)
Un documentaire expérimental de Clio Simon
Image : Sébastien Rollot et Clio Simon
Habillage sonore : Bertrand Merlier
Production : La Résonance de la Toupie
Aides : Défi Jeunes, FSDIE, Laboratoires Théa
« Faites vos Je » a été conçu comme une partition de musique, avec des mesures, des répétitions, mais surtout des variations et des silences.
Une question : "D'où viens tu ?"
Les réponses hésitent, s'affirment, s'étirent, se choquent, se mêlent, se regardent...
Le film accorde peu d'importance au lieu où se déroule le tournage, mais beaucoup plus à celui que l'on s'invente.
Ce qui m'a intéressé dans la répétition, en dehors du rythme qu'elle génère, cest le doute qu'elle soumet. Pure aliénation, la volonté de répéter les choses ne peut aboutir. La répétition dévie sous une autre forme, la variation, qui fait basculer les certitudes et introduit le « Ni » pour briser les discours unitaires.
Lors du montage j'ai mis l'accent sur les efforts que font les personages pour entrer en représentation face à l'autre. L'autre c'est moi qui ne vis plus là-bas, c'est moi qui tiens la caméra, c'est aussi le voisin d'à côté que je m'aprête à filmer, et c'est aussi le spectateur qui les regarde et les écoute.
On me demande souvent « Pourquoi le Chili ? »
On pourra dire que le Chili n'est pas la France et m'accuser d'exotisme. Cependant c'est la traversée d'un pays à l'autre qui m'aura permis de connaître mon pays, la France.
À mon arrivée au Chili, je n'arrivais pas à comprendre le silence et la transformation de certains événements historiques. Aujourd'hui encore, les manuels d'Histoire chiliens n'emploient toujours pas les termes de « Coup d'état », ou de « Dictature », au sujet du gouvernement de Pinochet, mais évoquent un « gouvernement militaire ». Il y a des Histoires passées qui ne passent pas. C'est en me documentant sur les tortures menées au Chili sous Pinochet, que j'ai découvert le véritable rôle joué par la France pendant la Guerre d'Algérie, soit l'invention et l'utilisation de méthodes de tortures, exportées ensuite en Amérique du Sud.
C'est ainsi que j'ai découvert, tardivement, l'une des dates silencieuse et invisible de nos manuels d'Histoire français, celle du 17 octobre 1961. Une Histoire passée, qui 50 ans plus tard ne passe toujours pas. Et pourtant « Peuple français tu as tout vu - Oui tout vu de tes propres yeux - Tu as vu notre sang couler - Tu as vu la police assommer les manifestants - Et les jeter dans la Seine - La Seine rougissante n'a pas cessé - Les jours suivants - De vomir - De vomir à la face du peuple de la commune - Les corps martyrisés - Qui rappelaient aux parisiens - Leur propre révolution - Leur propre résistance - Peuple français tu as tout vu Oui tout vu de tes propres yeux Et maintenant vas-tu parler - Et maintenant vas-tu te taire » ( Poème de Kateb Yacine).
Comment penser une seconde que le « détour » par le Chili est évitable ? On sait aujourd'hui que le temps qui s'écoule entre conjoncture historique, faite dévénements, et son insertion officielle dans la grande Histoire est de plus en plus court. Le développement des réseaux sociaux dInternet n'y est pas étranger. Cependant, si cela est vrai pour le «Printemps arabe » qui est devenu en quelques mois un événement codifiable à inscrire dans la chaîne des événements, cela n'est pas le cas des révoltes étudiantes chiliennes dont l'écho tarde à nous parvenir. Il aura fallu attendre le passage à Paris de Camila Vallejo (figure de proue du mouvement étudiant chilien) lors de la journée mondiale des indignés, afin que les distances entre le Chili et la France s'amoindrissent. Le mouvement chilien existe cependant depuis mai 2011, soit 6 mois avant que nous parvienne ce timide écho. Les ombres de mauvais augures planent sur la fausse prospérité du Chili. Il est probable que la politique chilienne actuelle, qui a vu le retour de la droite et des "Chicago Boys" en janvier 2010, fasse un peu trop écho à la politique française qui tend à privatiser et à réprimer l'éducation nationale. Il est probable que le mouvement chilien se présente à nous comme un défi. C'est alors l'image de nous-même qui devons nous relever et faire "le bon sourd de la bête féroce".
Tirer nos leçons n'est pas de l'exotisme ! Jusqu'à un certain point, des pans entiers de l'expérience chilienne sont transposables en France ou dans divers pays d'Europe. Encore faut-il se donner les moyens de penser ces leçons et de leur donner un lieu et une forme d'énonciation, peut-être, comme forme de procès.
Clio Simon
- * VDEOS * sur DailyMotion
- Art and Project (Plate-forme de la jeune création contemporaine)
- Film-documentaire.fr (site de référence du film documentaire francophone, au service des professionnels et du public)
- Résiden ce artistique au C.R.A.C. de Valparaiso (Chili_2009 / 2010)
- La Résonance de la Toupie (Association de Production)
- Leïla Simon (Commissaire d'exposition)
- Untitled (Collectif de commissaires d'exposition_Paris)
- Espace d'Art Contemporain les Roches (Chambon/L)
- Immanence (lieu dexposition, de diffusion, de production, dexpérimentation en faveur de la jeune création contemporaine-Paris)
- Force de l'Art 02 (Triennale d'Art Contemporain_Paris)
- Super Jean François (musicien performer)
- Compagnie Käfig (Compagnie de danse)
- Sebastien Rollot (Réalisateur)
- Quentin Maussang (Artiste)
- Florian Namias (Ingénieur son, monteur son, mixeur, documentariste)
- Eden Morfaux (Artiste)
- Cine-tamaris (Maison de Production d'Agnès Varda_Paris)
- Jeune Création (Exposition internationale dart contemporain_Paris)
- Ex-Carcel de Valparaiso (Chili)
- Independencia
- Mediapart
Après avoir étudiée l'Histoire de l'Art et les Arts du spectacle à l' université Lumière Lyon 2 , mon parcours se poursuit à l' Ecole Nationale des Beaux Arts de Lyon puis à Paris 8 en " Réalisation et Création, Cinéma ". Je développe un travail d'écriture qui oscille entre diverses formes.
J'aime définir ma démarche comme un tatonnement en perpetuel mouvement, j'aime aller contre l'achévement, j'aime terminer un film car il me semble qu'alors tout commence, et j'aime résumer mon travail ainsi car il me semble que nous sommes à peu près ici, là, et /ou, là-bas : Parfois ce sont les Histoires qui nous inventent. Mon travail se situe dans cet interstice qui n'existe pas, entre fiction et documentaire. Je cueille et tisse de petites et grandes histoires concises et imaginaires pour toucher de plus prés notre réalité. Les histoires que je raconte démarrent comme toutes les histoires, là ou elles sachèvent, et parfois là où elles se sont achevées. La continuité est une fiction.
Je joue avec le langage. Je le structure souvent en bribes de discours affectés par la fragilité humaine qui déteint sur la parole : balbutiements, bégaiements, etc. Le verbe devient abstraction, ou agent révélateur d'une abstraction présente dans notre quotidien.
Clio SIMON CV.pdf
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