Jeune photographe, maquilleuse et retoucheuse, basée sur Rennes.
Je suis disponible pour la réalisation de vos photographies & make up de tous types. Je dispose d'un espace de prise de vue à Rennes.
BIOGRAPHIE PAR MLM
Amandine Saïd, connu sous le pseudonyme de nightmarefactory, née à Paris le 9 mai 1988, est à la fois, dessinatrice, peintre, photographe, graphiste et maquilleuse. Elle passera son enfance entre la France métropolitaine et les Antilles. Très tôt, l’artiste se révèle être très douée pour le dessin et la peinture. Après son bac littéraire qu’elle obtient avec mention, la jeune fille réussit avec brio le concours d’entré du prestigieux Institut Régional d’Art Visuel de la Martinique. Mais poussé vers d’autres horizons, c’est finalement à l’Université Rennes II de Haute-Bretagne, dans le département des Arts-Plastiques, que la jeune artiste prendra ses quartiers. Se démarquant dès le début de ses collègues, par son originalité et le choix d’une esthétique gore, les travaux d’Amandine sont dotés d’une grande capacité technique et d’une puissance visuelle déconcertante. Mais avide de connaissance et touche à tout, durant sa scolarité, l’artiste touchera à la gravure, à la sérigraphie, à la sculpture, à la retouche d’image numérique, puis à la photographie qui se révélera être un de ses médiums favoris.
Ayant des références artistiques multiples, tels que David Nebreda, Matthew Barney ou encore Jean-Luc Verna, mais aussi Léonard de Vinci, Rembrandt, Rubens ou encore l’un des plus célèbres peintres du « clair-obscur », Caravage. L’artiste développe un travail autour de l’enveloppe corporelle, et de la psyché. Loin de dépeindre un univers cauchemardesque gratuitement, c’est une réflexion, un véritable travail autour de la psychologie que nous invite à découvrir la jeune artiste. D’autre part, le travail de la plasticienne est très divers, surprenant et varié; on passe tantôt d’œuvres à l’esthétique très gore, à un univers complètement doux, et féerique. Et on pourra surtout noter la très grande place laissée à l’esthétisation de son travail ; qu’il soit gore ou féerique, le spectateur est fasciné, transporté dans un autre monde, un ailleurs imaginaire. C’est avec force et volonté que l’artiste exploite dans son œuvre la notion de faux. Le spectateur, est confronté à du faux sang, de fausses blessures, des maquillages. Ce travail nous rappelle en quelques sortes, que nous évoluons dans un monde où l’illusion, le rêve sont prédominants.
Enfin, en 2009, la jeune artiste crée sa propre entreprise, sous le dénominatif de Nightmarefactory. C’est essentiellement un travail photo en extérieur-intérieur, de retouches d’images numérique, de maquillages professionnels et réalisations graphiques, que propose cette entreprise. L’artiste à entre autre réalisé des maquillages, des photos (notamment pour le groupe de hard rock Straight In Tha Veins ), flyers pour des expositions, cérémonies officielles, défilés de jeunes créateurs. Mais on a aussi pu découvrir son travail, lors du Festival des arts-bourrins de Rouen, à l’Espace M où elle exposera de nouveau au mois de Mai prochain. C’est donc un véritable coup de cœur que nous avons eu pour le travail de cette jeune artiste talentueuse, que nous vous invitons d’ailleurs très vivement à découvrir sur : http://www.nightmarefactory.fr
Make up & Photography : Nightmare Factory
« Mon corps est une corde qui vibre entre deux royaumes, étrange harmonie qui ne glorife aucun monde et qui se laisse pas de nier le geste qui la fait naître. La corde est une ligne, la ligne est un feuve - le feuve infni des morts. »
Elend, A World In Their Screams, 2007
Photography & Make up : Nightmarefactory
Mon travail photographique se nourrit d'un univers culturel décalé à l'atmosphère particulière: flms gores, musique rock underground accompagnée de son lot de visuels et d'icônes trash. J'aborde le thème de l'atteinte au corps: un corps meurtri, un corps soufrant, un corps marqué par des hématomes et des blessures.
Le pan photographique de ma pratique est un ensemble de réalisations en photographie numérique. Je photographie des modèles, afublés de blessures que je réalise avant la prise de vue, en maquillage. Grâce à un mélange de fards et de latex, j'arrive à donner l'aspect souhaité : peau brûlée, arrachée, ouverte, écorchée, dans la même logique de réalisation qu'au théâtre ou au cinéma.
Je cherche à capter des regards pleins d'émotions: de l'angoisse, de la peur, parfois de la haine ou de la joie; des émotions qui génèrent un effet dérangeant et malsain, effet que peut produire par exemple ce large sourire qui se dessine sur le visage d'un modèle mutilé, laissant apparaître des gencives sanglantes, une main pleine d'hématomes essuyant une larme noirâtre.
Cette partie de mon travail fait intervenir une pratique de la peinture, traditionnelle dans son rapport au support. Je peins sur toile tendue sur châssis. Je travaille la peinture comme une matière, comme un fuide, comme un élément vaporeux et évanescent. La peinture se développe sur la toile, coule et se répand, les couches se superposent. Je « cuisine » avant de passer à la réalisation: je mélange des liquides, encres, colle, peintures, dans des récipients afn d'arriver à une palette de couleurs. Une fois ces mélanges prêts, la toile est placée à l'horizontale, humidifée puis frottée de manière énergique avec une éponge puis du papier de verre, afn d’en éroder la surface pour que les encres pénètrent la fbre de la toile. Commence alors le travail de couleurs. Je place les mélanges, je les laisse prendre, puis rince à grande eau. Ne restent alors que les traces d'une peinture partiellement efacée. Je recommence cette opération jusqu'à l'obtention d'une base colorée. Une fois cette étape réalisée, je reviens avec les mélanges, recommence les mêmes opérations, avec des encres tantôt saturées tantôt très diluées, jusqu'à obtenir un ensemble adéquat; c'est-à-dire un espace qui fait varier transparence, saturation, jus, lavis, matité et épaisseur. Ces toiles ne sont pas fguratives, elles proposent une « ambiance incarnée ». Par la mise en relation de matières, de densités et de couleurs diférentes, mes peintures ramènent à une intériorité corporelle. L'image photographique, par ces jeux chromatiques et l'objet de représentation, suscite simultanément attrait et dégoût, fascination et répulsion.