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L'équithérapie
Définition
Histoire de l'équithérapie
Approche corporelle
Le thérapeute
Pourquoi le cheval?
Definition
Définition
Plusieurs termes sont utilisés pour définir les prises en charge, parfois utilisés l'un à la place de l'autre revenons sur la définition de chacun.L'hippothérapie :L'hippothérapie s'adresse à des personnes très lourdement handicapées, incapables d'avoir une action sur la préparation ou la direction d'un cheval ou d'un poney. C'est le cheval ou le poney sur qui l'on pose ces personnes, enfants ou adultes, qui est l'acteur de la relation par sa masse, sa chaleur, sa taille, son rythme et sa prestance. Le cavalier reste donc passif, il ne demande rien à sa monture, il " subit " les mouvements provoqués par le déplacement de l'animal.Le thérapeute a tout d'abord un rôle de sécurité, il doit veiller au maintien du patient sur l'animal et respecter les règles de sécurité. Celles-ci seront d'autant mieux appréhendées si le thérapeute connaît bien les chevaux. En effet, ceux-ci ont des réactions qui leur sont particulières et peuvent parfois surprendre.Il doit d'autre part rester attentif aux demandes du patient qui ne sont pas toujours claires, parfois exprimées par d'autres modes de communication que le langage. Ainsi, il mène la séance tout en incluant les désirs du patient et en lui proposant chaque mouvement avant de le lui faire " subir ".Le patient peut monter seul, en position assise si son équilibre le lui permet, ou alors allongé sur la croupe du cheval ou sur son encolure. Une autre possibilité en hippothérapie est que le thérapeute monte avec lenfant, cest la technique du « holding ».Léquithérapie :Appelée aussi Thérapie Avec le Cheval (TAC), Rééducation par lEquitation (RPE) ou encore équitation thérapeutique.Dans leur ouvrage,(" La rééducation par l'équitation ", Edition Crépin Leblond, 1973) Hubert LALLERY et Renée de LUBERSAC définissaient la RPE comme : " une méthode thérapeutique globale et analytique, extrêmement riche, qui intéresse l'individu dans son complexe psychosomatique, qu'elle soit pratiquée avec des handicapés physiques ou des handicapés mentaux ".Il est important de préciser que les auteurs ajoutent que : " l'art équestre, en RPE, sert uniquement de base de référence : l'utilisation du cheval dans un dessein thérapeutique n'est pas l'apprentissage de l'équitation et encore moins de la compétition ".La TAC est une thérapie à médiation corporelle. Elle utilise le cheval comme moyen d'aller mieux dans son corps et dans sa tête.Son principe primordial est de créer un réseau de communication avec le thérapeute, avec le groupe et avec le cheval.Le patient joue un rôle actif. Dans cette perspective, tout ce qui concerne l'animal devient important : l'approche (l'envie ou au contraire l'appréhension de le toucher), le choix du cheval, ainsi que le choix du déroulement de la séance (monter ou non). Ces éléments devenant ensuite matière à discussion. Mais sont essentiels les soins du cheval ainsi que la compréhension progressive de ses comportements. Outre le travail basé sur l'aspect relationnel, le cheval peut être utilisé comme médiateur permettant de travailler sur des objectifs précis portant en général sur des améliorations au niveau psychomoteur (schéma corporel, espace, coordination, dissociation, latéralité, tonus, équilibre), au niveau psychique (relaxation, confiance en soi, découverte d'aspects cachés de soi), au niveau cognitif (particulièrement en cas de blocages avec d'autres moyens didactiques) et au niveau social (le manège créant un espace de rencontre).Brigitte Martin, présidente de la FENTAC, précise que "ce n'est pas la rencontre patient-cheval qui est en elle-même thérapeutique, mais ce que feront de ce moment les deux personnes en présence (le patient et le thérapeute), à travers une sollicitation réciproque. Le vécu corporel du patient a sans aucun doute à voir avec la façon dont il s'est senti exister dans les bras et la psyché de sa mère. Le thérapeute se doit de prendre en compte ces conduites, les rattacher à l'histoire précoce de la personne dont il s'occupe, à ses angoisses primaires qui peuvent resurgir à cette occasion. Il doit l'assurer de son empathie, et l'aider parallèlement à dépasser ce stade en lui faisant découvrir des expériences sensori-motrices nouvelles, assorties à une relation stable, sécurisante et contenante." L'équitation adaptée :Dans cette approche, le travail est axé sur le développement des compétences équestres, avec des objectifs tels que le plaisir de monter à cheval, l'amélioration de la forme physique, l'augmentation de la confiance en soi, la possibilité d'être réinséré dans des manifestations lors de concoursLe thérapeute doit également pouvoir entraîner le patient à un haut niveau équestre et l'encourager dans ses démarches, le valoriser et favoriser sa confiance en lui.
Le therapeute
Le Thérapeute
Le terme thérapeute recouvre toutes les personnes qui ont une véritable action de soin : les médecins, psychomotriciens, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, psychologues, infirmiers, ou toute personne pratiquant une profession en rapport avec le handicap. B. de FOMBELLE, ancien président de l'association Handi-Cheval, explique que : " L'idéal serait que ceux qui font monter des handicapés aient une double formation d'homme de cheval et médicale Il est indispensable que celui-ci soit informé de l'aspect psychologique et médical du problème ". R. de LUBERSAC y H.LALLERY déclarent dans leur ouvrage : " Ce thérapeute devra revêtir trois aspects : celui d'un soignant, celui d'un homme de cheval et celui d'un pédagogue ".L'aspect soignant : Le thérapeute doit bien sûr avoir acquis les connaissances nécessaires (anatomiques, physiologiques, psychologiques, psychiatriques), il doit également avoir l'expérience d'autres méthodes thérapeutiques qui enrichiront ses techniques (relaxation, expression corporelle) et qu'il aura lui-même éprouvées dans son vécu propre.L'aspect homme de cheval : Il est indispensable que le thérapeute ait aussi un vécu de cavalier afin d'avoir éprouvé dans son corps toutes les difficultés : équilibre, gestes à faire, désobéissance du cheval, peur, auxquelles se trouveront confrontés les patients mis à cheval. Cet aspect homme de cheval permettra également au thérapeute de faire face aux problèmes purement équestres.L'aspect pédagogue : le thérapeute ne doit pas se situer uniquement au niveau de l'instrumental, de l'apprentissage de gestes, d'attitudes, de position du cavalier à cheval. Il doit chercher à faire acquérir une certaine manière " d'être ", plutôt qu'une manière de " faire ". La patience sera donc de rigueur, la douceur également, ce qui n'exclura pas parfois une certaine fermeté.L'équipe thérapeutique peut être pluridisciplinaire, ce qui enrichit d'autant plus la prise en charge et la compréhension des patients, chacun ayant un regard différent, fonction de sa formation.
Histoire de l equitherapie
Histoire de l'équithérapie
Depuis quand ?Depuis que l'Homme a su monter à cheval, semble nous enseigner les premiers écrits.Platon nous a transmis les traditions des soins par les disciples dEsculade, dieu médecin des Grecs et des Romains, qui traitait les maladies psychiques au moyen de léquitation.Hippocrate (458-377 a. J C.): Dans son oeuvre « Régime », il conseillait léquitation pour régénérer la santé et préserver son corps de nombreuses maladies, principalement dans le traitement de linsomnie. De plus, il affirmait que « léquitation pratiquée à air libre améliore le tonus des muscles ».Asclépiade de Prusse (124-40 a. J C): il recommande également le mouvement du cheval pour des patients épileptiques et paralytiques.Galien (130-199 d.C): Consolidateur et divulgateur des connaissances de la médecine occidentale, médecin personnel de lEmpereur Marc Aurèle (qui était un peu lents dans ses décisions). Il recommandait la pratique de léquitation à Marc Aurèle afin quil apprenne à réagir plus rapidement.Merkurialis (1569): dans son oeuvre De arto Gimnastica, il signale que léquitation « nexerce pas simplement le corps, mais aussi les sens.Diderot, en 1751, écrit dans son Encyclopédie un Traité intitulé : « De léquitation et de ses conséquences pour maintenir une bonne santé et pour la retrouver ». Dans ce Traité, il explique que quelle que soit lépoque, les exercices corporels ont toujours été utilisés pour maintenir en bonne santé. Il précise également que léquitation est au premier plan de ces exercices et quelle peut non seulement guérir certaines maladies, mais aussi les prévenir.Samuel J. Quelmaz (1697-1758): médecin de Leipzig en Allemagne, invente en 1747, une machina équestre pour démontrer comment le problème du mouvement et les exercices physiques étaient affrontés par les médecins de lépoque. Cette machine était une espèce de grue qui imitait de la meilleure manière possible les effets provoqués par le mouvement équestre. Dans son œuvre, on trouve pour la première fois une référence au ouvement tridimensionnel du dos du cheval.Gustavo Zander (Suédois): il fur le premier à affirmer que les vibrations transmises au cerveau (180 oscilations par minutes) stimulent le système nerveux sympatique. Zander prouva cela, mais sans lassocié au cheval. Presque 100 ans plus tard, le médecin Docteur Rieder (Suisse), chef de lUnité de Neurologie de lUniversité Martin Luther en Allemagne, mesure ces vibrations sur le dos du cheval au pas et aussi incroyable que cela paraisse, ses valeurs correspondent exactement à celles que Zander avait recommandé.Hôpital Universitaire de Oxford (1917): le premier groupe déquithérapie est créé pour traiter la grande quantité de blessés de la Première Guerre Mondiale, lobjectif principal était de tuer la monotonie des traitements thérapeutiques.Ces auteurs ont tracé la voie de l'équitation à but thérapeutique. A notre époque, d'autres auteurs ont approfondi ces études et amélioré les techniques utilisées.Au 20e siècle, les bases techniques et scientifiques de l'utilisation du cheval à intentions thérapeutique et rééducative nous sont arrivées de Norvège et du Danemark, en particulier de Elisabeth BODIKER, kinésithérapeute norvégienne.Son amie Liz HARTEL, championne danoise de dressage, est frappée par la poliomyélite en 1943. Ne pouvant plus se déplacer qu'en fauteuil roulant, elle décide de se battre. Grâce à la rééducation, beaucoup de travail et surtout de courage, elle remonte à cheval et remporte une médaille d'argent de dressage en 1952 aux Jeux Olympiques d'Helsinki.Suite à cette réussite, Madame BODIKER fait monter à cheval des jeunes handicapés de sa clinique. Ses résultats sont si manifestes que les autorités norvégiennes agréent en 1953 l'ouverture d'un centre équestre pour enfants handicapés moteurs et mentaux.Dans différents pays, des études médicales et techniques sont alors effectuées.En France, c'est Hubert LALLERY (masseur kinésithérapeute) qui, le premier, étudie en 1962, l'utilisation du cheval pour rééduquer une jeune fille atteinte de la maladie de Little (paraplégie spasmodique survenant dans les premiers mois de la vie).En 1968, il fait sa première conférence sur le sujet et fonde la première Association Nationale de Rééducation par l'Equitation (A.N.D.R.E.).De son côté, Renée de LUBERSAC (psychomotricienne) expose son mémoire : " Rééducation psychomotrice et équitation classique ".Tous deux créent en 1970 l'association nationale HANDI-CHEVAL qu'ils définissent de la sorte : " HANDI-CHEVAL a pour but le développement de la pratique des activités équestres pour les personnes handicapées ou en difficultés d'adaptation, pour les bénéfices de toute nature qu'elles peuvent en retirer ".En 1971, l'enseignement de la rééducation par l'équitation voit le jour à la faculté Paris VI. Renée de LUBERSAC en assure la responsabilité.Ses travaux lui permettent de fonder, en 1975, l'Association pour la Spécialisation, l'Enseignement et la Recherche dans les Thérapeutiques d'Approche Corporelle (ASERTAC) puis, en 1986, la Fédération Nationale de Thérapie Avec le Cheval (FENTAC).Beaucoup de centres spécialisés voient le jour, centres où s'associent psychomotriciens, médecins, psychiatres, kinésithérapeutes, éducateurs, hommes de chevaux pour la pratique de cette thérapie.Aujourd'hui, des estimations sérieuses mettent en évidence que plus de 100.000 personnes utilisent, sur le territoire français, les activités à cheval à intention thérapeutique, rééducative, sportive ou de loisirs et de réinsertion.
Pourquoi le cheval
Pourquoi le cheval ?
Si le cheval reste un animal grand et puissant, il faut cependant qu'il soit adapté à l'usage que nous en faisons.Il est donc essentiel d'utiliser des chevaux ou des poneys bien dans leur tête, peu craintifs, réceptifs, attentifs, généreux, tolérants et réfléchis.Il n'y a pas de race particulièrement adaptée à ce travail mais selon les difficultés des personnes, il peut être intéressant d'utiliser des chevaux de petite taille ou des poneys. Il est nécessaire de permettre aux chevaux utilisés d'évacuer les tensions (en les laissant se rouler au sol en début ou fin de séance par exemple): ils font souvent de gros efforts lorsqu'ils sont montés par des personnes handicapées.Le cheval, animal noble, puissant, mythique, légendaire, est aussi doux, chaud, vivant. La relation que nous établissons avec lui est plus sensorielle qu'intellectuelle. Elle existe au travers du toucher, de la sensation, du mouvement. Ce premier élément prend toute son importance avec des personnes souffrant de difficultés de communication. Nul besoin de connaître le langage humain pour entrer en communication avec le cheval.Le cheval offre une deuxième caractéristique essentielle dans le travail avec la personne handicapée : il est absolument non jugeant. Rien dans son regard ou dans son attitude ne laisse entendre le rejet, le dégoût, l'incompréhension ; il accepte globalement la personne handicapée. Cela favorise la confiance en soi.Le mouvement du cheval est également un outil thérapeutique précieux, il permet de stimuler, d'améliorer l'équilibre, de réguler la spasticité (état caractérisé par une exagération de la tonicité musculaire se manifestant par des spasmes).Il existe encore d'autres caractéristiques du cheval, telle que la nécessité de poser une demande claire pour obtenir un résultat perceptible. Il est pour cela essentiel que le cheval ou le poney soit réceptif à la voix (du thérapeute ou du patient) ainsi qu'aux sollicitations parfois timides et souvent maladroites des patients.Les capacités de mémorisation du cheval sont très importantes, il est capable de réaliser des apprentissages très complexes.Son besoin relationnel est réel et s'exprime au travers d'attitudes diverses : recherche du contact physique, plaisir de jouer. C'est un vecteur s'adressant à l'intégrité corporelle et psychique de l'individu.
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Le therapeute
Histoire de l equitherapie
Pourquoi le cheval
Nos chevaux
Nuestros caballos
Approche corporelle
Une approche Corporelle
Le corps actif
Le corps sensitif
Le corps sensitif
Le toucher, le "Moi-Peau" Anzieu définit la notion de " Moi-peau " comme : " une figuration dont le Moi de l'enfant se sert au cours des phases précoces de son développement pour se représenter lui-même comme Moi abritant les contenus psychiques, à partir de son expérience de la surface du corps. Ce " Moi-peau " ainsi dénommé apparaît donc sous la forme d'une représentation primaire et métaphorique du Moi, étayée sur la sensorialité tactile ". (" le moi-peau, Didier Anzieu, Edition Dunod, 1995 )Le " Moi-peau " est donc pour lui, le fondement biologique du Moi. Il décrit huit fonctions de la peau sur lesquelles viennent s'appuyer ce " Moi-peau ".- Fonction de maintenance" La peau a une fonction de soutènement du squelette, de même, le " Moi-peau " remplit une fonction de maintenance du psychisme. La fonction biologique est exercée par ce que Winnicott a appelé le holding. La fonction psychique se développe par intériorisation du holding maternel ".Nous pouvons traduire le holding de Winnicott par le terme " maintien ". Il correspond au soutien, à la maintenance de l'enfant, non seulement physique mais aussi psychique, par sa mère. Il offre à l'enfant la possibilité d'acquérir les notions de temps et d'espace et de s'en servir. Cette acquisition se fait normalement par le nourrisson lorsque sa mère le porte. La sécurité est suffisante pour que celui-ci puisse faire cet apprentissage.Nous reverrons cette notion plus loin.En TAC, le cheval induit la douceur, la chaleur, le bercement, il permet donc une sécurité suffisante nécessaire à l'apprentissage spatio-temporel qui n'aurait pas été fait, ce qui ne veut pas dire que tous les troubles de cette sphère sont " guéris " en se laissant porter, bercer par le cheval ou le poney.- Fonction de contenance (ou de sac)" A la peau qui recouvre la surface entière du corps et dans laquelle sont insérés les organes des sens externes répond la fonction contenante du " Moi-peau ". Cette fonction est exercée principalement par le handling maternel. "Ce handling décrit par Winnicott est la façon qu'a la mère ou son substitut de soigner son enfant, de manipuler son corps (toilettes, habillage, caresses, échanges cutanés). Par les diverses sensations tactiles ressenties, l'enfant élabore progressivement son schéma corporel et se construit une image de son corps propre. Il aboutit au sentiment d'exister, c'est le passage de l'état fusionnel à l'indépendance, à la personnalisation de l'individu.En TAC, les avantages des situations de soins, de nourriture, de contacts, de séparation, d'accompagnement, de projection et leurs bénéfices thérapeutiques, prennent sens en référence aux éléments de handling. Mais ces contacts corporels, voire peau à peau, sont travaillés comme un tremplin dans le but d'une individuation passant par les moments régressifs de symbiose avec l'animal et des séparations qui ont pour but la reconnaissance de l'autre avec tout ce que cela comporte de plaisir de " retrouvailles ", plaisirs communs aux protagonistes, même au cheval puisque lui aussi est un animal de contact.En changeant de position, couché en avant ou en arrière sur son dos, le patient expérimente son enveloppe corporelle. Cette dernière position (dos à dos) est très restructurante pour le patient, il n'est pas rare qu'il la recherche de lui-même, la quitte puis la retrouve tout au long d'une séance. G. HAAG, psychanalyste, nous donne un éclairage intéressant :"Je voudrais souligner à quel point, étant donné l'importance statique du tronc et de la nuque du nouveau-né, ces sensations données par le contact dos et nuque sur le corps, le bras, la main de la mèresoutenant l'enfant pendant le change, par exemple, sont une donnée basale permanente à laquelle on ne pense plusRegardons un instant un bébé d'un mois et demi avec sa mère après le biberon. Elle le tient un instant vertical contre son épaule, pour permettre les éructations puis elle l'allonge un instant le dos à plat sur ses genoux, les pieds contre son ventre. Il pousse avec ses pieds. Le contact des yeux au visage est alors intense, accompagné de quelques mouvements de bouche. L'élaboration d'objet d'arrière-plan est un niveau très précoce d'organisation du moi corporel pouvant retentir sur le tonus de posture et toute l'activité motrice, ainsi que l'organisation spatiale chez l'enfant. "Chez les enfants ne possédant pas l'intégrité du moi, la monte à cru ainsi qu'un travail de mise en confiance, de recherches de sensations, un dos à dos permettent une baisse de l'angoisse et une réunification du corps.Le cheval incite d'autre part à une relation et impose le passage à un état d'indépendance. Sans demande, il ne fait rien ou ne suit que son instinct, ce qui peut entraîner crainte, mécontentement ou frustration du patient, l'obligeant ainsi à poser des actes et à tendre ainsi à un état plus indépendant.- Fonction de pare-excitation (ou d'écran)Tout comme " la couche superficielle de l'épiderme protège la couche sensible de celui-ci, et l'organisme en général contre les agressions physiques, les radiations, l'excès de stimulation ", le " Moi-peau " joue le rôle de barrière protectrice contre les atteintes extérieures.Une carence de cette fonction entraîne une angoisse paranoïde ou une angoisse de perte d'objet due au surinvestissement de la fonction d'étayage de celui-ci, sans possibilité de recours à l'auto-étayage.Le thérapeute peut jouer ce rôle en TAC, s'efforçant de ne pas être intrusif, veillant à ne pas trop solliciter le patient, restant à l'écoute de ses réponses corporelles ou verbales.- Fonction d'individuation de soi et de filtrage des échanges (ou de tamis)" Par son grain, sa couleur, sa texture, son odeur, la peau humaine présente des différences individuelles considérables. La peau protège l'individualité en distinguant les corps étrangers auxquels elle refuse l'entrée et les substances semblables auxquelles elle assure l'admission ".Le " Moi-peau " apporte au sujet le sentiment d'être unique et capable de choisir et d'établir des relations signifiantes.Des carences de cette fonction peuvent entraîner une angoisse " d'inquiétante étrangeté " qui menace le sentiment d'identité par le flou des limites.La résistance aux changements serait la cause de l'impossibilité d'apprendre. Soit le sujet refuse d'intégrer de nouvelles connaissances pour éviter un changement interne et comportemental lié à ces connaissances, soit la connaissance est vécue comme un monde étranger auquel le sujet refuse l'entrée.En TAC, la relation avec le poney ou le cheval est désirée par les patients.Une relation individuelle se met en place favorisant ainsi la construction de leur identité.Plusieurs types de relations peuvent s'instaurer entre le patient et le cheval ou le poney :- relations fusionnelles en référence aux toutes premières relations de l'enfant avec sa mère (identification primaire), substrat de l'élaboration de l'image du corps et support de l'individuation progressive.- lors du processus d'individuation et d'autonomisation, l'objet cheval devient l'objet d'attachement ; il est un équivalent du corps propre et permet la construction de l'image du corps. Le dialogue tonique entre les deux modifie l'éprouvé corporel et la conscience du corps du patient.- la dimension sociale avec l'acceptation de la triangulation et la consolidation du Moi.Ces différentes étapes ne s'élaborent pas nécessairement dans un ordre chronologique. Le thérapeute s'inscrit différemment dans la relation selon le besoin du patient. Il est garant de la sécurité du lien entre le cheval et le patient. Il est le tiers permettant la distanciation.- Fonction dintersensorialité" La peau est une surface porteuse de poches, de cavités, où sont logés les organes des sens autres que ceux du toucher. Le Moi-peau est une surface psychique qui relie entre elles les sensations de diverses natures et qui les fait ressortir comme figures sur ce fond originaire qu'est l'enveloppe tactile ".Cette fonction aboutit à la constitution d'un " sens commun " dont la référence de base se fait toujours au toucher.Une carence de cette fonction entraîne une angoisse de morcellement et un fonctionnement anarchique des différents sens.En TAC, le fonctionnement anarchique des différents sens que l'on constate chez les patients ayant des troubles de la personnalité se traduit par l'impossibilité de gérer, de sélectionner les différents messages sensoriels proposés par l'environnement.La multitude d'informations issues du manège et des poneys (différence de couleur, hennissements, sons des sabots, odeur du fumier) est normalement traitée, sélectionnée, rejetée ou intégrée. Ces patients seront quant à eux submergés par le flot permanent d'informations, ils recherchent l'isolement afin de fuir ce brouhaha sensoriel.- Fonction de soutien de l'excitation sexuelle" Le Moi-peau est la surface sur laquelle, en cas de développement normal, les zones érogènes peuvent être localisées, les différences sexuelles reconnues, et leur complémentarité désirée. "Le Moi-peau assure une fonction de soutien de l'excitation sexuelle, faute d'une décharge satisfaisante, cette enveloppe d'excitation érogène peut se transformer en enveloppe d'angoisse.La chaleur et le mouvement du cheval au pas peuvent aisément être comparés à une caresse. La monte à cru renforce encore la possibilité d'une excitation sexuelle.La peau du cheval n'est cependant pas vécue ici comme " objet d'un investissement libidinal " mais comme un simple outil d'excitation.Si elle peut aider l'enfant à élaborer ou reconstruire la fonction libidinale de son Moi-peau, elle peut également s'avérer très destructrice pour l'adolescent ou pour l'adulte dans la mesure où elle ne propose pas de " décharge satisfaisante ", ne constitue pas un exutoire.- Fonction de recharge libidinale du fonctionnement psychique" A la peau comme surface de stimulation permanente du tonus sensori-moteur par les excitations externes, répond à la fonction du Moi-peau de recharge libidinale du fonctionnement psychique, de maintien de la tension énergétique interne et de sa répartition inégale entre les sous-systèmes psychiques. "Les défaillances de cette fonction entraînent soit l'angoisse d'explosion de l'appareil psychique, soit l'angoisse du Nirvana, c'est à dire l'extinction pulsionnelle totale.Cette proposition amène une remarque immédiate : dans la précédente, Anzieu met en parallèle investissement libidinal et excitation sexuelle. On y retrouve bien la première thèse freudienne plaçant la manifestation de l'énergie fondamentale dans la sexualité. La présente proposition semble plus correspondre à la notion élargie de pulsion de vie, la sexualité en étant alors un élément mais ne la recouvrant pas totalement.- Fonction d'inscription de traces sensorielles tactiles" La peau fournit des informations directes sur le monde extérieur (). Elle se développe par un double appui :- appui biologique : premier dessin de la réalité imprimée sur la peau, cicatrices, grains de beauté- appui social : tatouages, peintures, coiffures "Le Moi-peau assure une fonction d'inscription des traces sensorielles et devient une forme de parchemin originel.Une carence de cette fonction entraîne une angoisse d'être marqué à la surface du corps et du Moi par des inscriptions infamantes ou au contraire, du danger d'effacement des inscriptions du fait de leur surcharge ou de la perte de la capacité à fixer des traces.Les chevaux portent des traces de leur histoire sur leur corps : plaies, cicatrices Les patients sont attentifs à ces traces, cela les intrigue, ils cherchent à comprendre. Par un mécanisme de projection, ils révèlent leur propre angoisse. Il est important que le thérapeute entende cette angoisse, les aide à la mettre en mots afin de la cicatriser comme l'a été la plaie de l'animal.
Le toucher, la notion d'attachementA cheval, différentes sensations sont perçues. A partir du toucher, l'enfant expérimente les limites de son corps et prend conscience de son enveloppe corporelle. Il s'agrippe à la crinière, enfouit son nez à la recherche de l'odeur de l'animal. Il caresse le pelage, s'allonge et s'accroche à l'encolure comme un nouveau-né le ferait avec sa mère. Il ne fait plus qu'un avec l'animal. Ces attitudes nous renvoient aux situations analogiques de la période symbiotique où le bébé n'est pas encore distinct de sa mère, et au comportement d'attachement.La théorie d'attachement trouve sa source dans l'éthologie animale qui est l'étude biologique du comportement des animaux. On peut considérer que K. LORENZ (psychologue autrichien) en est le chef de file avec ses travaux sur l'empreinte, qui correspond à un apprentissage ultra-rapide d'un comportement par le jeune animal au cours d'une période sensible où il est particulièrement prédisposé à cet apprentissage qui va orienter son développement ultérieur.Dans ce cadre, LORENZ s'est intéressé aux comportements de poursuite de sa mère (ou d'un substitut) par le jeune animal. Dans la même ligne, les observations de jeunes bébés singes placés dans des conditions expérimentales d'isolement social plus ou moins important par l'Américain HARLOW (éthologue) ont conduit à l'élaboration de la théorie de l'attachement social d'un jeune animal ou bébé humain.Le besoin de contact social, d'attachement à sa mère ou à un congénère apparaît ici dégagé de toute satisfaction des besoins primaires (comme le besoin alimentaire) et est considéré comme une caractéristique innée de l'espèce.Pour HARLOW, le besoin de contact corporel est primordial.Le besoin de corps à corps et de tendresse paraissent essentiels au bon développement de la personnalité.Le recours aux méthodes de l'observation éthologique pour l'étude du jeune enfant est justifié par le fait qu'à cette période, l'enfant ne parle pas encore et que son comportement, essentiellement non verbal, peut être étudié de la même façon que celui des animaux.La théorie de l'attachement humain de BOWLBY (psychiatre et psychanalyste anglais) contemporaine de celle de HARLOW sur l'attachement animal contredit la théorie freudienne en postulant l'innéité et la primauté de ce besoin social et en démontrant combien le bébé est actif dans l'établissement de ce lien. L'attachement entre le bébé et une personne correspond à la mise en œuvre de conduites destinées au maintien de la proximité des deux partenaires et vise à la rétablir quand elle est compromise.R. ZAZZO (psychologue) précise qu' " il suppose une tendance originelle et permanente à rechercher la relation à autrui, et qu'une fois formé, l'attachement à pour nature de durer. Sa fonction à l'échelle de l'espèce est vraisemblablement une double fonction : de protection à l'égard des prédateurs et de survie, puisque le bébé humain n'est pas du tout autonome. "A mesure que l'enfant va être capable de discriminer sa mère, il va manifester différentes angoisses, d'une part face à la séparation et aussi en présence de l'étranger. L'objectif de l'attachement est donc bien qu'il soit sécurisant. La mère doit faire en sorte de répondre aux besoins de l'enfant de manière contenue durant les premiers mois de vie, pour que progressivement, elle puisse prendre de la distance amenant ainsi l'enfant à établir d'autres relations." Les êtres sont plus heureux et à même de déployer le maximum de leur potentialité lorsqu'ils sont sécurisés, sont mis en confiance par la présence à leurs côtés de plusieurs personnes dont ils savent souvent qu'elles viendront à leur aide si des difficultés se présentent " (Colloque sur l'attachement, ZAZZO).En TAC, lors de la monte à cru, au pas, on retrouve dans ces comportements les constituants de base de la communication : chaleur, bercement, douceur qui favorisent réconfort et contact. Ceci entraîne une baisse de l'anxiété. Cet état favorise l'ouverture émotionnelle spontanée, l'émergence des autres comportements d'attachement. Le thérapeute aura alors pour mission de les nommer et de leur donner un sens.Le patient pourra remobiliser ses affects primaires à travers les différents éléments du comportement d'attachement et réaménager les fondements de sa personne. D'autre part, la mise en route des expériences fonctionnelles rétablit des liens avec la pensée ou la fantasmatisation.Il est donc important de laisser le temps nécessaire au patient pour se reconstruire sur les bases de sa réalité intérieure. Le thérapeute l'accompagne dans son ajustement permanent au principe de réalité. Il aide à la cohérence. " La tâche humaine est de maintenir à la fois séparées et reliées l'une à l'autre les réalités intérieures et extérieures. " (WINNICOTT)
Le corps sensitif 2
Le corps sensitif
La sensibilité proprioceptive Le bercement induit par les mouvements du poney est ressentis par les patients au niveau proprioceptif. Il rappelle ce que WINNICOTT a appelé le holding, dont nous avons déjà parlé précédemment. Le holding est donc le maintien de l'enfant effectué par sa mère, la façon dont elle va le porter. Celui-ci aura alors une adaptation tonique ; un dialogue tonique s'instaure entre l'enfant et sa mère.Il est primordial que ces expériences soient suffisamment bonnes pour que le Moi de l'enfant se développe dans un cadre sécurisant.Il n'est pas anodin de constater que nombreux sont les patients qui recherchent la position allongée où ils peuvent ressentir pleinement ce bercement. Ce bercement de faible amplitude crée un bien-être mais fait naître une sorte de déconnexion avec le monde extérieur qui peut aller jusqu'à l'endormissement. Il y a là peut-être, le désir profond de retrouver un état tonico-émotionnel indifférencié, sans réflexion ni conscience claire du monde extérieur.La sensibilité proprioceptive permettant le ressenti du bercement offre l'accès à un plaisir sensori-moteur. Or, " le plaisir sensori-moteur est l'expression évidente de " l'unité " de la personnalité de l'enfant, car il crée l'union entre les sensations corporelles et les états tonico-émotionnels. Il permet la mise en jeu de la globalité. " (" La pratique psychomotrice. Rééducation et thérapie ", B.Aucouturier, I.Darrault, JL.Empinet, Collection Corps pluriel, 1987)
Conséquences émotionnelles et affectivesLa sensibilité corporelle, qu'elle soit tactile ou proprioceptive, amène le patient à se construire, à s'individualiser, à se différencier de son environnement.Cela va avoir un impact sur le développement psychoaffectif du patient puisqu'il passe par une relation avec l'animal. L'intensité des émotions et des sensations provoquées par l'approche du cheval et la mise en selle amène le patient à une confrontation avec lui-même, qui est à la fois corporelle et psychoaffective.L'émotion est un état temporaire marqué par des modifications physiologiques. Les émotions mettent en jeu des réactions massives combinant un accroissement du niveau de vigilance (attention accrue, sens aux aguets), des modifications végétatives (accélération du pouls, pâleur, sudation) et des modifications neuromusculaires (augmentation ou baisse du tonus). Elles peuvent être agréables (joie, plaisir) ou désagréables (peur, agressivité).Il faut insister sur le lien étroit qui existe entre l'émotion et le comportement tonique : toute émotion a son origine dans le domaine postural, c'est-à-dire, selon SHERRINGTON, dans toute activité tonique. Pour WALLON aussi, le tonus et les émotions sont extrêmement liés : il identifie l'émotion à l'action motrice et il donne à l'émotion une valeur organisatrice dans le développement de la personnalité du sujet.Les principales émotions liées au contact du cheval sont la peur, le plaisir et la tendresse.- La peurElle est assimilable à la crainte ou l'inquiétude. Elle constitue une impression angoissante face à un objet ou une situation précise. Elle diffère toutefois de l'angoisse proprement dite car elle met en scène un objet extérieur au sujet qui lui prête un aspect anxiogène, en l'occurrence, en TAC, le cheval.Elle peut se manifester par une forte augmentation du tonus, généralisée à tout le corps, une respiration bloquée ou par à coups, une réaction de fuite ou d'évitement. Les patients n'expriment pas toujours leur peur verbalement, elle apparaît cependant au travers des réactions de prestance.La peur peut se manifester par le simple fait de voir un cheval. Sa taille et son gabarit peuvent être impressionnants. Plus grand et plus fort que l'homme, le cheval, malgré l'attraction qu'il exerce sur nous suscite et réveille des craintes parfois incontrôlables.Le thérapeute doit donc rester très vigilant et pouvoir intervenir à tous moments.Le patient peut réagir à sa peur, comme précédemment par la fuite, mais il peut également réagir par l'agressivité. Il cherche ainsi à se défendre. En effet, sa peur le rend vulnérable, il perd sa supériorité et cherche, par l'agressivité, à la récupérer.Il est important dans ces moments là que le thérapeute puisse jouer un rôle de médiateur et surtout qu'il puisse écouter les peurs du patient et expliquer les réactions du poney.- Le plaisirC'est un état affectif, émotionnel caractérisé par sa tonalité agréable. Pour FREUD, le principe de plaisir est le moteur essentiel de l'activité psychique. Toutefois, le plaisir n'est qu'un bref moment entre le désir et la satisfaction de ce désir.Le sourire est l'expression extériorisée la plus évidente du plaisir. Ce dernier peut aussi bien être associé à une excitation intense qu'à un état d'apaisement.Cette notion de plaisir est primordiale en TAC où une bonne partie du travail est basée sur le plaisir que pourra éprouver le patient dans sa relation au cheval ou au poney. L'intérêt est que le patient trouve l'activité agréable et qu'il soit ainsi motivé pour y participer. La présence de cette motivation accélérera l'apparition de progrès.- La tendressecheval est source et objet d'affection. Il ne ment pas, ne simule pas, reste toujours authentique dans ses relations. Ainsi, l'attachement que les patients vont développer pour lui, sera construit sur des bases fiables et sécurisantes.Le sujet qui connaît des relations fondées sur une affection réciproque sera plus apte à entrer en contact avec les autres, avec son entourage.Certains patients dont le vécu est imprégné de carences affectives et pour qui les rapports humains sont presque toujours conclus par des échecs, choisissent l'isolement, le repli sur soi plutôt que de s'attacher et souffrir à nouveau.Le cheval, par sa fidélité et sa disponibilité, va combler un besoin de contact physique et peut-être redonner le courage au patient de nouer des liens avec les personnes.Le thérapeute va jouer ici un grand rôle. Il doit montrer au patient que cette situation peut être transposable aux hommes. Il doit pouvoir par ailleurs être disponible et établir lui aussi une telle relation avec le patient afin que celui-ci élargisse par la suite ces relations à l'extérieur de cette triade.Le cheval a deux rôles dans l'émergence de la vie émotionnelle : il réveille les affects et est le lieu des projections de l'état affectif. Il les reçoit sans les interpréter et sans états d'âme.Le thérapeute joue ici un rôle de tiers. Il repère les différentes qualités relationnelles comme par exemple soit en accordage affectif, soit paradoxale. Il aide, si besoin, à la relation cohérente et satisfaisante pour tous.
Le corps Actif
Le corps actif
Les fonctions psychomotrices mises en jeu
les fonctions psychomotrices
Le corps actif
les fonctions psychomotrices mises en jeu
les praxies
L equilibre
LA COORDINATION
LA RESPIRATION
LE TONUS
LA STRUCTURATION TEMPORELLE
LA DISSOCIATION
LA STRUCTURATION SPACIALE
La coordination
Le corps actif
les fonctions psychomotrices mis es en jeu
La coordination est définie comme la combinaison des contractions musculaires dans un ordre rigoureux, nécessaire pour atteindre le but recherché.Les muscles ne sont pas contrôlés individuellement mais sont fonctionnellement reliés à d'autres muscles afin de former un système autonome. Le " débutant " cherche d'abord une certaine façon de relier, de contraindre les différents muscles impliqués dans une action, afin qu'ils se comportent comme une simple unité fonctionnelle. Un changement dans une partie du corps est compensée par une autre partie, l'équilibre est alors mis en jeu. Une fois un contrôle efficace de la musculature obtenue, le sujet acquiert une meilleure maîtrise de ses mouvements ; on peut parler alors d'habileté." Selon le point de vue de SCHMIDT, le sujet développe des schèmes et des règles de paramétrisation du mouvement (durée, force, direction, amplitude) qui lui permettent de reconstituer, de reconstruire le mouvement à chaque fois. Ce qui est appris, ce n'est donc pas le mouvement en soi mais l'habileté à le reconstruire de telle sorte qu'il rencontre les contraintes de la tâche ". (" L'apprentissage moteur ", Famose Fleurance Touchard, Edition Revue EPS, 1991).A force de répéter un même geste, l'influx nouveau choisit un circuit plus simple provocant la même réponse, c'est pourquoi la répétition des gestes est un facteur primordial pour l'amélioration et la fixation des réponses motrices. L'apprentissage de multiples mouvements permet d'affiner la motricité globale avec la motricité fine, ce qui favorise la dextérité et l'habileté manuelle.Nous pouvons distinguer :- La coordination dynamique globale qui comporte des activités de forme globale et spontanée, mettant tout le corps en action.- La coordination oculomotrice qui présente une activité motrice associée à un travail visuel.- La coordination qui distingue un travail d'association-dissociation de mouvements. Les exercices de coordination exigent une activité mentale importante qui prépare et accompagne le mouvement tant au niveau de la connaissance corporelle que de la représentation mentale du mouvement à réaliser, et de la sélection de la commande motrice.La conduite correcte du cheval est soumise à un ensemble coordonné de mouvements. Pour changer de direction, par exemple, il existe tout un code gestuel connu du cheval.Le regard du patient se dirige dans la direction voulue et entraîne le poids du corps du même côté, les deux jambes doivent agir systématiquement pour maintenir l'impulsion du poney, en même temps que la main désigne le changement de direction par une rêne d'ouverture (écartement de la main de l'axe du corps et supination de l'avant bras).Pour changer de direction, on observe donc une action ordonnée et coordonnée des bras, des jambes, du buste et du regard.
LA COORDINATION
LE TONUS
" Le tonus est l'état de tension légère, permanente et involontaire des muscles striés.Il assure le maintien d'une position et varie selon les informations reçues grâce au sens kinesthésique, il peut varier aussi en fonction du vécu émotionnel. " (" La psychomotricité au service de l'enfant ", B. de Lièvre et L. Staes, Edition Belin, 1993)C'est un phénomène de nature réflexe qui prend naissance dans le muscle et qui est régulé par le cervelet. Il constitue la charpente de tout mouvement, attitude ou posture.On distingue classiquement deux types de tonus :- Le tonus de fond : il correspond à l'état de relâchement musculaire du sujet au repos. Il témoigne de l'état affectif du sujet.- Le tonus d'action : il correspond à tous les degrés de tension d'un muscle appelé à participer directement ou indirectement à une activité motrice.La régulation et l'utilisation du tonus sont fonction de la maturité neurologique et dépendent de l'intégrité du système nerveux. Toute lésion du névraxe pourra entraîner des troubles du tonus allant de l'hypo- à l'hypertonie ou consistant en une fluctuation constante du tonus. Les troubles toniques rencontrés auprès des enfants polyhandicapés ne peuvent donc pas être éliminés de façon définitive, mais il est possible de les réduire de façon temporaire en amenant le patient à un état de décontraction musculaire. Ceci, afin de lui procurer un moment de détente et de bien-être.Nous rejoignons dans cette partie ce que nous avons traité auparavant avec les notions de holding et de bien-être procuré par des conditions de sécurité permettant la décontraction musculaire.Par ailleurs, il faut signaler l'importance de l'état émotionnel sur le tonus. L'aspect crispé, inconfortable d'une attitude révèle un sentiment de malaise ou d'excitation. Or le cheval perçoit l'état de tension de son cavalier et y réagira de façon plus ou moins forte. Cela amène les patients à comprendre que pour entretenir une relation adéquate avec les poneys, il faut tenter de maîtriser ses émotions et de contrôler son tonus.Enfin, en TAC, le tonus des patients est largement sollicité. La réalisation d'un mouvement demande un certain ajustement tonique pour pouvoir être exécuté de manière correcte. Grâce à cet ajustement tonique, l'équilibre, la coordination et la dissociation peuvent se faire efficacement.Pour éviter les chutes dans les départs, les arrêts ou les changements d'allure et de direction, le patient doit faire jouer les muscles du maintien et de l'équilibre. Cette régulation de l'équilibre doit être assurée avec rapidité. C'est de cette rapidité d'ajustement tonique postural que dépendent l'appréhension et l'impression de sécurité. Au pas, les patients apprennent à moduler contraction et décontraction dans un système économique amenant alors une sensation de confort. Tout cela nécessite un relâchement musculaire pour les hypertoniques et un travail de renforcement tonique pour les hypotoniques.Les exercices de voltige sont, à mon sens, très intéressants au niveau tonique. En effet, les patients prennent une certaine position qu'ils doivent garder lorsque le cheval avance. Ils doivent ajuster leur tonus aux mouvements du cheval, sans quoi, ils perdent l'équilibre. Ils ne doivent ni être trop tendus, auquel cas ils ne peuvent se laisser porter et bercer par le cheval tout en gardant leur position, ni être trop mous.
les praxies
El cuerpo activo
Las funciones psicomotríces puestas en juego
LAS PRAXIAS
EL EQUILIBRIO
La dissociation
El cuerpo activo
Las funciones psicomotríces puestas en juego
LA DISOCIACION
LA RESPIRACION
La structuration temporelle
El cuerpo activo
Las funciones psicomotríces puestas en juego
« La estructuración temporal es la capacidad de percibir su propia acción y ajustarla a los diferentes componentes del tiempo que son el orden, la sucesión, la duración, el intervalo, la velocidad, la periodicidad, la irreversibilidad y el ritmo. Es también la capacidad de ubicarse y orientarse en el tiempo, considerado como una sucesión lineal irreversible.Finalmente, es la capacidad de organizarse en el tiempo al combinar diversos elementos con el fin de obtener un objetivo temporal. (« La psicomotricidad al servicio del niño », B. de Lièvre et L. Staes, Edición Belin, 1993)
LA ESTRUCTURACION ESPACIAL
LA ESTRUCTURACION TEMPORAL
La noción de espacio se adquiere a raíz de las diversas percepciones que nos permiten aprehender el mundo exterior y nuestro propio cuerpo. Así es como las informaciones visuales, auditivas, táctiles, propioceptivas y vestibulares, nos ayudan a percibir y a construir el espacio; nos permiten darnos cuenta entre otras cosas de la proximidad o de la lejanía de los objetos, así como de la ubicación, la orientación y los movimientos de nuestro cuerpo en el espacio que nos rodea. De modo que podemos definir la estructuración espacial como :« la capacidad del sujeto para ubicarse, orientarse, moverse en su entorno, la capacidad para ubicar, orientar, mover o concebir las cosas del mundo cercano o lejano, la posibilidad para el sujeto de construir un mundo real o imaginario. » (« La psicomotricidad al servicio del niño » B. de Lièvre et L.Staes, Edición Belin, 1993).
Le corps connu
Cuerpo Conocido
Consecuencias
El escema corporal y la imagen del cuerpo
Sentir y mover su cuerpo permite, como lo hemos visto antes, la elaboración del esquema corporal y de la imagen del cuerpo; Lo que permiten el sentimiento de identidad. Esa identidad va a ser enriquecida en equinoterapia de una valorización de sí mismo y de un control de sí mismo.Estas dos nociones son muy importantes para poder ser sí mismo, tener una imagen positiva de sí. En efecto, « imponerse como « sujeto » frente a otro, llevar a bien su realización, sobrentiende de poder confrontarse a los otros y a la realidad.Eso supone una cierta integridad adquirida, una cierta coherencia vivida, permitiendo de aguantar sin amenaza excesiva, el de riesgo, de fracaso o de contradicción, permitiendo en una palabra de « ser osado ». (" Psychomotricité, le " plaisir " d'être comme thérapie ", H. Bucher, Collection Psychothérapies corporelles, 1995)- La valorización de siEl caballo, como objeto de curas, puede servir al paciente para revelador de sus competencias, asimismo, pero también a su entorno. El paciente, que se siente útil cerca del animal, desarrollará una confianza ensimismo así que una estima de asimismo. Se percibirá como digno de interés y de respeto del parte de los demás.Cuando los pacientes montan a su pony, están más altos que las otras personas en el suelo. Están, pues, en posición dominante y pueden sentir este orgullo. En esta posición, igualmente van a dominar su montura. Son estos los que la dirigen, son responsables. Tienen que tomar decisiones, actuar para dirigir el pony, sin que el poni haga lo que quiere, y la psicomotriz recuerda al paciente su papel.En un grupo, la mirada de los demás a veces pesa. El hecho de que pueda ser actor y de hacer cosas revaloriza a los pacientes los unos con relación a los otros. La valorización de sí puede conducir a un sentimiento de omnipotencia necesaria a la estructuración de la personalidad.En efecto, el hecho de que monte a un pony, o sea esté más alto, de que actué y modifique su entorno por actos, de que encuentre de nuevo confianza de sí, puede generar un sentimiento de omnipotencia.La relación con el pony va a permitir la emergencia de este sentimiento, permitirá al paciente de superar este nivel.El terapeuta tiene un papel primordial para favorecer este emergencia y ayudar el paciente a darse cuenta de esto.- El dominio de siPoder actuar, tomar decisiones, existir, implica cierto dominio de si. Esto es muy importante en la equinoterapía.Los pacientes saben que aunque sean jefe de su montura cuando montan, tienen que tratarla con respeto y justicia.Esto implica que tienen el derecho de corregirla, y reñirla si no esta tranquila, pero si la culpa viene de ellos, no pueden acusar el pony.Cuando dan una sanción, tienen que dominarse, saben que el pony sólo acepta una sanción cuando ha hecho un error, pero si la sanción es demasiado fuerte, puede reactuar con violencia. De otro lado, el paciente tiene que dominar sus movimientos en su acercamiento del caballo. Ello puede reactuar rápidamente frente a grandes movimientos cerca de él, a talonazo dados demasiado fuertemente. La sanción, pues, es inmediata, el caballo se siente atacado, se defiende, a expensas del paciente. El paciente tiene que quedar atento al pony y preciso en sus movimientos.Así, el caballo da ocasión a los pacientes a veces agitados, inatentos o aún coléricos, de aprender a dominar su impulsividad, regular sus emociones, organizar sus gestos... El caballo, que constituye un mediador neutro, permite a los pacientes de iniciarse a todo un sistema de reglas de conductos que sea posible, en el futuro, de transponer en la relación con el otro.
El esquema corporal y la imagen del cuerpo.El esquema corporal es el conocimiento que tenemos de si como ser corporal, es decir:- Nuestros límites en el espacio (morfología).- Nuestras posibilidades motriz (rapidez, agilidad).- Nuestras posibilidades de expresión a través de nuestro cuerpo (actitud, mímica).- Las percepciones de las diferentes partes de nuestro cuerpo.- El nivel verbal de los diferentes elementos corporales.- Las posibilidades de representación que tenemos de nuestro cuerpo (al punto de vista mental o al punto de vista grafico).(" La psychomotricité au service de l'enfant ", B. de Lièvre et L. Staes, Edition Belin, 1993)No hay que considerarlo como una imagen visual ya que combina el conocimiento de los límites corporales, de las diferentes partes del cuerpo y de las posibilidades motrices. Constituye más que todo una base datos, propia a cada individuo, que le permite actuar y percibir en un ámbito de referencia: su propio cuerpo, distinto del espacio exterior.Se elabora a través de las percepciones que el niño recibe en su cuerpo (por la sensibilidad proprioceptiva) y del mundo exterior (por la sensibilidad exteroceptiva). La multiplicidad de las sensaciones y de las experiencias motrices es primordial a la adquisición del esquema corporal. Durante el contacto del paciente con el caballo, todas las sensaciones y propriocepciones están ejercidas; eso favorece la conciencia de si frente al caballo. El paciente es llevado a tomar conciencia de su propio cuerpo frente al caballo y luego, con extensión, frente al mundo, a las personas y a los objetos que lo rodean. Percibiendo sus propios limites, se individualiza y se diferencia de su entorno.Durante las sesiones, los pacientes son llevados a movilizar diferentes partes de su cuerpo, esas experiencias motrices son igualmente favorables a la elaboración del esquema corporal. El psicomotricista es llevado a corregir la posición de los pacientes en el pony o caballo. Diciéndoles « espalda atrás », « baja los talones », « avanza tus manos en tus riendas », El psicomotricista ayuda a los pacientes a integrar las diferentes partes de su cuerpo; si las nociones no están adquiridas, El psicomotricista puede acentuar su sesión sobre este tema.Así, por ejemplo, preguntando cuales son las partes des cuerpo en contacto con el caballoIgualmente, el conocimiento del cuerpo del caballo, su descripción, la nominación de sus diferentes partes, pueden ayudar al conocimiento de su propio cuerpo. La limpieza puede ser la ocasión de tal descripción. Se puede por ejemplo, preguntar al paciente de nombrar las partes del cuerpo del pony que esta pensando, y después de enseñarlas en pony.En el pony, los pacientes van a ser llevados también a tomar conciencia de su eje corporal y la posición de los segmentos con arreglo a ese eje; para que sus gestos y sus posturas sean las más eficientes, tienen que repartir su peso de manera adecuada.
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